MARATHON de BORDEAUX 09/04/16 

Sandrine avant le départ du marathon (départ à 20h30).
Sandrine avant le départ du marathon (départ à 20h30).
L'aventure commence le 18/01/2016 : début de la préparation avec l'objectif de finir mon premier marathon en moins de 4h30.
Pendant 12 semaines, j'organise ma vie en fonction de mes 3 séances hebdo et je jongle entre les déplacements professionnels, les activités sportives des filles ( et accessoirement mon homme !).
Les séances s"enchainent, fractionnés, sorties de plus en plus longues ... parfois accompagnés de soleil mais la plupart du temps c'est pluei avec le petit bonus : le vent. Des purs moments de bonheur !
Arrive enfin la dernière semaine, il était temps car 12 semaines c'est long: semaine sportivement plus light mais régime pâtes poulet pour les 3 derniers jours.
Jour J :
17h30 : après une bonne sieste (je précise seule) et un bon dernier plat de pâtes, me voilà partie en tramway au centre ville de Bordeaux pendant que Dany me rejoint en vélo.
19h30 : départ des 12 000 semi marathoniens. Nous les regardons partir en bord de route. Soudain, une grande émotion m'envahit ! un mélange de stress de peur, de joie et une forte envie de pleurer. Mais comme je suis une grande fille , je me suis retenue.
20h20 : je fais un dernier bisou à mon homme et je me plonge seule sur la ligne de départ au milieu de toute cette foule. Je me sens petite et intimidée.
20h30 : le départ est donné et je me lance tranquillement. L'émotion n'est plus là et je suis concentrée sur mon objectif. Je me rappelle les paroles sages de Patrice "part tranquillement et si après le 35eme tu peux accélérer alors fais-le". alors j'ai couru sagement en veillant à mon allure autour de 10km/h.
km 7 : je retrouve Dany en vélo et nous nous éloignons du centre ville de bordeaux en direction de châteaux à Pessac
km 12 : je me retrouve à suivre le meneur d'allure "4h15". Je me sens bien j'ai même envie d’accélérer mais je reste prudente à contrôler ma course
km 17 : je m’arrête faire le bisou à mes parents et à mes filles qui sont venus m'encourager. Ces petites secondes familiales requinquent et j'en ai besoin car arrive ensuite une faux plat montant d'environ 2km.
km 25 : nous nous redirigeons vers le cente de bordeaux et les jambes commencent à durcir.
A partir du 28eme km, je double des coureurs qui marchent : je n'étais donc pas seule finalement à avoir les jambes lourdes mais les pauvres il n'en reste plus que 15 !
km 30 : je suis prise d'une envie de vomir, mon estomac refuse les gels alors je m’arrête au ravitaillement prendre de l'eau et une banane. Après avoir eu un peu peur, tout rentre dans l'ordre. De plus en plus de coureurs marchent, s'étirent. je me demande alors quand mon tour va venir mais je vais bien alors je continue.
km 31 , 32 , 33  toujours pas le fameux "mur" mais les jambes sont de plus en plus dures mais c'est supportable alors je continue mon effort.
km 34 mes jambes ne sont plus que 2 bâtons qui ne se fléchissent plus et je dis à Dany que j'ai mal partout : je sens mon allure diminuée. Mais ce n'est pas maintenant que je vais m’arrêter, il n'en reste plus que 7 ! C'est difficile jusqu'au 36 eme, certains coureurs marchent, sont arrêtés, d'autres vomissent. Dany m'est alors d'une aide précieuse et m'encourage.
A partir du 37eme, comme par magie, la douleur s'évapore et j'arrive à accélérer jusqu'à la fin.  Je mes sens bien et j'ai retrouvé toutes mes sensations.
Je franchis la ligne d'arrivée en 4h19 avec le sourire et une jolie médaille autour du cou.
Je suis contente de ma course. j'ai pris beaucoup de plaisir et j'éprouve une grande satisfaction personnelle d'avoir réussi mon défi.
Je pense que ce ne sera pas mon dernier et je réfléchis à celui de l'année prochaine.
J'en profites pour vous remercier à tous  pour votre soutien et vos messages avant, pendant et après la course. Je remercie particulièrement Dany qui m'a aidé pendant 3 mois à atteindre mon objectif. Sans lui, cette aventure n'aurait pas réalisable.
Nous venons de rentrer de Belves.
Je dois dire que la journée d'hier était exceptionnelle : j'ai pu suivre mon homme le matin dans son marathon et il a assuré !
L'après midi nous avons suivi tous Philou jusqu'à son arrivée. Nous l'avons vu au 65, 71, 85, 94 km et à l'arrivée. C'étaient des moments forts en émotion. Je suis admirative car ce que Philou  a réalisé hier est génial car entre la douleur et la météo, il a tenu bon. Mes respects mon cher Philou.
Sandrine.
Et voilà après avoir arpenté le bitume Bordelais de long en large, Sandrine est "finisher" de son premier marathon.
Et voilà après avoir arpenté le bitume Bordelais de long en large, Sandrine est "finisher" de son premier marathon.

~Anima Sana In Corpore Sano~